02/01/2014

Symboles belges et anti-belges

Symboles belges et anti-belges

  

1 ANIMAUX

 

 

1.1 LION

 

Bernard Stenuit, Le coq et le lion, L’Avenir du Luxembourg 04/05/1986

  

“Le lion figure sur nos blasons depuis le milieu du 13e siècle, sans interruption sauf celle de l’occupation française, de 1793 à 1814.En 1262, Guy de Dampierre, Comte de Flandre, achète le comté de Namur à Baudouin de Courtenay, devenu en 1248 empereur de Constantinople; dès lors, l’écusson familial de Flandre est devenu l’écusson régional de Namur.” “D’où vient le lion qui orne les blasons belges?  Symbole du courage le plus élevé et de la puissance souveraine, en qui la force s’ unit à l’ indépendance, on pense qu’ il fut rapporté par Philippe d’ Alsace, comte de Flandre, de la croisade commencée en 1177.” “E. Gevaert (Héraldique des provinces belges, BXL, Vromant, 1918, p.23) penche pour une origine antérieure et un emprunt au duché de Lothier; il ne serait donc pas établi que le lion héraldique fut adopté en Flandre avant de figurer dans les armes des autres Etats lotharingiens.”  “En 1830, le Congrès national en adoptant pour armes du royaume, le Lion Belgique (art. 125 de la Constitution) reste fidèle au symbole traditionnel, qui figure sur les blasons des provinces belges (sauf celle d’ Anvers).”  

 

A. Parent, L’origine des gilles de Binche, Èl Mouchon d’ Aunia, 2/1976

(p.37) “Le lion qui parsème le costume des gilles serait le lion belge, consacré comme emblème national en 1830.”(p.38) “Les lions noirs et rouges qui ornent les pantalons et la veste du gille sont évidemment des lions héraldiques, mais pas le lion belge de 1830; nous pensons qu’ ils viennent plutôt des armoiries adoptées par les comtes du Hainaut, de la Maison d’Avesnes, dès le XIIIe siècle: écu écartelé aux lions de sable, placés 1 et 4, aux lions de gueule placés 2 et 5.” 

 

La communauté germanophone a son drapeau, La Libre Belgique 07/09/1990

“Un lion rouge, entouré de neuf quintefeuilles bleues sur le pourtour, surmonté d’une couronne royale.  Le tout sur fond blanc.” 

 

“Un lion sans couronnes ni étoiles ...”, Les nouvelles armes de la Flandre, La Libre Belgique 18/10/1990

 

Lucien Fourez, Le droit héraldique dans les Pays-bas catholiques, 1932, (in: Christian Monty, p.78)

Depuis la débâcle /de 1815/, un lion regarde la France.Le lion est passé dans l’ héraldique depuis ses origines, vers 1200.  Les blasons servaient d’emblèmes héréditaires, non seulement aux familles seigneuriales, mais aussi aux communautés: abbayes, confréries, villes, provinces, ... hérité peut-être des Croisades (dessins tissés dans les brancarts d’ Orient), le lion figurait dans les armoiries des duchés et comté du moyen-âge. 

NB Sur les bouches d’égout à Namur: un lion .

 

Fourons: quatre lions ... ou bien un perron?, La Libre Belgique 21/03/1988

 4 lions couronnés  

 

 

1.2  COQ


Vercingétorix, héros celte et non patriote gaulois, La Libre Belgique 28/07/1982

Selon Jean Markole, biographe de Vercingétorix, le coq gaulois n’existe pas. “Le sanglier est l’emblème gaulois par excellence.  La presque totalité des enseignes de guerre qu’on a pu retrouver sont des perches surmontées d’ une représentation en bronze d’ un sanglier.  La stupide renommée du ‘coq gaulois’ ne date guère que du 19e siècle et repose sur un non-sens: un jeu de mots en latin entre Gallus, ‘gaulois’ et Gallus, ‘coq’, ce dernier mot provenant de galea qui veut dire ‘crête’ avant de signifier ‘casque’. “ 

 

Jean Warnon (Lillois), Le sentiment wallon existe-t-il?  Attention au nationalisme borné!, Le Soir 01/10/1991

“Il faut bien avouer que le Wallon n’ est pas gâté par la symbolique qu’ on lui propose: le coq, un des animaux les plus stupides de la création, le seul qui “chante les pieds dans la merde”.”

 

Commission fr. de la culture de l’ Agglo. de Bxl, Fête de la Com. fr. de B. , s.r.

(p.21) Le drapeau“Sur les conseils de Dupierreux /;journaliste bruxellois/ , l’Assemblée /wallonne, constituée en 1912, composée de délégués de la plupart des régions wallonnes et de Bruxelles/ tourna ses préférences /le 20 avril 1913/ vers un emblème simple, non localisé, et par conséquent susceptible d’ être facilement adopté par toutes les régions. ”On choisit finalement le ‘coq’, qui avait figuré par intermittence, depuis 1789, sur le drapeau français. “Or, si l’ Assemblée souhaitait marquer sa sympathie pour la langue et la culture française (sic), elle ne voulait pas être soupçonnée de prôner l’annexion à la France.  Comme le coq français était “chantant” (tête droite et bec ouvert), l’Assemblée wallonne, pour prévenir les critiques, adopté le “coq hardi” à la dextre levée.”  

 

Mme A. M., Un coq à rôtir, La Libre Belgique 29/09/1978

“Ce volatile est un animal de basse-cour.” “Ce gallinacée folklorique, vraiment ridicule.” 

 

Le coq? Trop faible ..., La Libre Belgique 11/06/1991

“Dans sa biographie de Bonaparte (France Loisirs, p.697) André Castelot rapporte une importante discussion qui eut lieu au Conseil d’ Etat, en début de règne, sur l’ emblème qui serait gravé sur le sceau impérial.  Les uns voulaient un lion, d’ autres un éléphant, d’ autres encore ... un coq.  “Le coq de basse-cour, remarqua Napoléon,  c’est un animal trop faible ...”  Malgré tout, quand on passa au vote, le phasianidé l’emporta à la majorité.  Mais l’Empereur insista: “Le coq n’a point de force; il ne peut pas être l’image d’ un empire tel que la France.  Il faut choisir entre l’aigle, l’éléphant ou le lion ... Il faut prendre un lion, étendu sur la carte de la France, la patte prête à dépasser le Rhin.  Malheur à qui me cherche!”L’ aigle fut finalement adopté.” 

 

   

2 DRAPEAU

 

2.1 HISTOIRE DU DRAPEAU BELGE  (in : "Le Volontaire de guerre”, 3, 1988)

 Notre drapeau national fait partie de notre vie quotidienne et aucun d'entre nous n'y est indifférent. Néanmoins, bien peu connaissent son histoire et l'origine de sa forme actuelle, ses vicissitudes a travers les siècles. 

 

Symbole de la Patrie

La valeur - symbolique ou sentimentale - actuelle du drapeau national remonte à Napoléon. C'est a cette époque que le drapeau engendre son propre culte, sa mystique particulière. Avant cela, on admirait la figure dessinée sur 1’emblème, signe de la famille nobiliaire ou royale. Depuis Napoléon, le drapeau est devenu un symbole autonome auquel on doit rendre les honneurs ou dont on peut déplorer la perte.  Le drapeau est signe de ralliement, il unit une nation consciente d’appartenir à une patrie déterminée. Il prend sa valeur lorsqu’il est hissé et flotte devant les citoyens, au-dessus du sol sur lequel ceux-ci habitent. Objet symbolique, le drapeau est le signe privilégié que l'armée porte à sa tête pour aller au combat ou pour fêter la victoire et 1a 1ibération.Le drapeau fonde donc l'unité d'un pays. Replié, il survit dans notre mémoire par ses couleurs: noire, jaune, rouge. Mais d’où viennent ces fameuses couleurs, quels en sont  les avatars au cours des siècles ? 

 

Notre pays, la Lotharingie

En 843, le traité de Verdun dissout l'empire de Charlemagne.  Bientôt, la Lotharingie est créée, dont une bonne partie est constituée par nos provinces. L’étendard de Lothaire II, roi de Lotharingie (855-869), se présente comme suit: trois bandes horizontales rouge, blanche, rouge. Le rouge symbolise le courage, la hardiesse, l’intrépidité. Le blanc représente l'innocence, la blancheur, la virginité.  Ce premier étendard se retrouve dans les armoiries de nombreuses de Belgique. A la fin du 12e siècle, notre premier drapeau disparaît, le duché de Lotharingie se fragmentant en plusieurs petites principautés qui, chacune, créent leur propre emblème. Cependant, les couleurs rouge et blanche resteront celles du drapeau brabançon jusqu'à la seconde moitié du 13. siècle. 

 

Sous les ducs de Bourgogne

Vers la fin de la féodalité, la réunification politique et territoriale de nos provinces est réalisée par les ducs de Bourgogne dans le courant du 15é siècle. Nous faisons alors partie des Pays-Bas dont nous constituons les provinces du Sud. Le drapeau, signe de cette unification sera la bannière blanche avec la croix rouge de St André (croix en forme de X).Les couleurs de celle-ci sont à nouveau celles des ducs de Lothier, même si leur disposition est modifiée. Ces couleurs restent inchangées et sont même confirmées par le mariage de Marie de Bourgogne avec Maximilien d'Autriche, ce dernier ayant comme armoiries «1'écu de gueules (rouge) à la fasce d'argent (blanc)» 

 

L'avènement de Charles-Quint

Vers la fin du 15e siècle, les ducs de Bourgogne s'allient à l'Espagne. A l'occasion du mariage de Philippe le Beau avec Jeanne de Castille, Charles-Quint, héritier des Pays-Bas bourguignons, nous impose, en les mêlant, celles de notre drapeau, les couleurs espagnoles, le rouge et le jaune, symbole de richesse, de force, de pureté. de foi et de constance. Nous héritons d'un drapeau horizontal aux couleurs rouge, blanche et jaune.

   

2.2 HISTOIRE DU DRAPEAU BELGE (in : "Le Volontaire de Guerre », 4, 1988)

 

Vers la révolution brabançonne

Répondant à ce qu'ils croient être une provocation de 1’empereur, les Bruxellois arborent le 30 mai 1787 la cocarde de la révolte tricolore aux couleurs du Brabant. En effet, les armes du Brabant étaient de sable ( noir) au lion d'or (jaune) armé et 1ampasse de gueules (dont la langue est de couleur rouge).Ces couleurs étaient fort bien choisies comme signe de ralliement du pays entier sous 1a cocarde brabançonne car elles correspondaient en même temps aux différents blasons des autres provinces belges et aux couleurs noir, jaune ou rouge de ses lions. Lorsque la révolutlon brabançonne éclate en 1789, nos trois couleurs nationales feront pour la première fois leur apparition sur un étendard militaire.  Le 10 décembre 1789, lors d’une grand-messe à Ste-Gudule, au moment où les fidèles entonnent le credo, une grande cocarde tricolore est déployée au jubé de la cathédrale.  D'autres cocardes plus petites sont également distribuées à la foule enthousiaste.  Le 25 février 1790, la tendance francophile tente de diffuser des cocardes, cette fois aux couleurs françaises. Elle échoue, les couleurs brabançonnes l'emportent.  Cependant, vers la fin de l'année 1790, la restauration autrichienne est accomplie.   

 

Disparition momentanée du drapeau

Entre la révolution brabançonne de 1789-1790 et la révolution belge de 1830, notre pays voit se succéder les régimes étrangers: Autrichiens, Français et Hollandais occupent l‘un à la suite de l'autre la Belgique.  Le drapeau belge s'endort pour quarante ans. Toutefois, il n'est pas oublié, car le 26 août 1830 ... 

 

Le 26 août 1830: la course aux étendards

Nous sommes au lendemain de la représentation de La Muette de Portici. La ville de Bruxelles, enthousiaste, arbore des drapeaux aux couleurs les plus variées.  Mais un des ces emblèmes sonne faux dans le concert patriotique: le drapeau francais flotte sur la façade de l'Hôtel de Ville, risquant en cela de faire dévier le mouvement insurrectionnel belge.Alarmé par cette tentative de récupération de notre Révolution par les partisans francophiles et par les meneurs étrangers, Lucien Jottrand, avocat et journaliste retenu à la rédaction du Courrier des Pays-Bas, charge son ami Edouard Ducpétiaux de faire revivre les couleurs nationales, déployées lors de la Révolution Brabançonne de 1790. Ce dernier, conscient de l'importance de l'affaire (la tendance francophile avait déjà essayé de diffuser le drapeau français sur notre sol en février 1790), se précipite vers la Grand-Place et, à quelques pas de là, au coin de la rue de la Colline, fait irruption dans le magasin d'aunages des époux Abts. Les négociants sont mis au courant de la situation et Mme Abts confectionne sans tarder deux drapeaux composés de trois bandes de mérinos. Le premier ira flotter a l'Hôtel de Ville, à la place de l'étendard français qu'il est grand temps d'enlever, le second est réservé par un ami de Ducpétiaux, Alexandre Vanhulst, afin d'être brandi à la tête de la 1ère compagnie de la Garde bourgeoise et rallier ainsi le peuple bruxellois à la cause nationale: : « Nous sommes Belges, nous voulons rester Belges, voilà nos couleurs, pas de préfecture française !” Vers 11 heures. l'emblème est hissé a l'Hôtel de Ville.  Dans la soirée, le drapeau belge a totalement remplacé celui d'Outre-Quiévrain dans les rues de Bruxelles. 

 

Un étendard, ça s'étend

C'est une date historique pour notre drapeau qui se voit enfin propulsé au rang de symbole national. Le 31 août, le prince d'Orange reçoit une délégation de notables bruxellois qui lui exposent leurs griefs. A ce moment de la révolution, il n'est pas encore question d'indépendance nationale, simplement de reconnaissance de nos droits. Le Prince tique cependant à la vue de notre cocarde arborée par un des notables: mais il n'insiste pas. En cette fin du mois d'août et au début du mois de septembre, la Révolution, ainsi que son nouveau symbole, se répandent comme une traînée de poudre a travers tout le pays. Lorsque le premier septembre, le Prince se rend a Bruxelles, il voit ses rues pavoisées aux couleurs noire, jaune et rouge. Dès lors, les Belges venus des quatre coins du pays se battront contre l'occupant hollandais sous ces couleurs. On meurt pour le drapeau, on vainc par lui. Le 30 septembre, le gouvernement provisoire adopte officiellement notre emblème, imité bientôt par le Congrès national. Quant a la Garde urbaine, son règlement précise qu'elle « continuera a porter pour couleurs distinctives. les anciennes couleurs brabançonnes, rouge, jaune et noire” . Notons qu'a cette époque. les bandes de couleurs sont toujours disposées horizontalement. Le 30 octobre. toute l'armée - y compris les Gardes urbaines - est tenue de porter la cocarde nationale. 

 

Parallèles à la hampe

Quelques mois plus tard, une nouvelle décision est prise quant au jeune drapeau belge : un arrêt du gouvernement provisoire,en date du 23 janvier 1831, décrète la disposition verticale des couleurs, le rouge lenant a la hampe.  Le 7 février, un arrêt concernant le drapeau national est introduit dans la Constitution. Et le 12 octobre suivant, notre emblème est enfin fixé dans sa forme définitive, sous l'impulsion du département de la Marine qui veut faire concorder le pavillon maritime et le drapeau de notre pays. Le noir vient a la hampe, disposition conforme aux règles héraldiques. Ainsi, le drapeau belge se compose de trois bandes d'égale largeur, noire, jaune et rouge, placées verticalement et de proportions telles que la longueur du drapeau est à sa hauteur comme quatre est à trois.  

NB pourquoi cette disposition verticale?  La réponse n'est pas claire. L'ordre horizontal rappelait-il trop celui du drapeau hollandais?  Les marins pouvaient-ils confondre les deux pavillons maritimes? Ou alors les patriotes gardaient-il quand même une certaine sympathie pour la révolution Française et sa cocarde tricolore aux couleurs verticales?  Quoi qu’ il en soit, cette ancienne disposition horizontale des couleurs fait une dernière fois son apparition vers septembre 1832, lorsqu'un arrêté royal octroie des drapeaux d'honneur à cent communes qui s'étaient distinguées lors de la libération du territoire. Ces drapeaux d'honneur, qui ne sont d’ailleurs pas destinés à flotter, commémorent les dures journées de 1830; il est donc logique qu'ils respectent la disposition horizontale primitive. Les bandes horizontales disparaissent définitivement après les fêtes de la commémoration de la Révolution en 1838. 

 

Conclusion

Tout au long du 20e siècle, notre drapeau eut maintes fois l'occasion de sortir des armoires. Lors de la libération de 1944, les magasins de tissus furent à nouveau dévalisés pour tapisser notre pays de drapeaux nationaux. Les couleurs du drapeau belge sont plus ancienne que leurs consoeurs françaises: le drapeau français moderne ne date que du 15 janvier 1794 et subira une longue éclipse, de la Restauration à la Révolution de Juillet ( 1830).Quant aux couleurs italiennes, elles ne furent hissées pour la première fois à Boulogne que le 3 novembre 1794. Enfin, vers le début des années 70, notre drapeau s'est même promené sur la lune, sous forme de Fanions, en compagnie des missions Apollo 7 (1969) et Apollo 12 (1972). Entourés de pierres lunaires, ils sont exposés au Musée d'Histoire naturelle à Bruxelles

Texte D. Caspar (Extrait de VOX)

 

   

3 ARMOIRIES

 

Pierre Thomas, /Brugge/, Belgische vlag, in: De Standaard 12/11/1999

In 1830 bestond de Belgische vlag uit horizontale banen.  Rood bovenaan, midden geel en onderaan zwart.  deze horizontale vlag bleef in gebruik tot 1848.  De Brugse schilder Désiré Donny (1798) maakte in 1831 een groot schilderij van de Brugse Burgerwacht op de Grote markt van Brugge voor het provinciehuis met wapperende horizontale Belgische vlaggen.Door de vlag te keren ging de Belgische vlag qua vorm althans wat meer op de Franse lijken en wat minder op de Nederlandse.   

 

4 VARIA

 

J. Roland, Le comté de la province de Namur, 1959, Namur

(p. 22) “Le swastika ou croix gammée, retrouvé à Sinsin, répandu chez tous peuples d’origine aryenne, dénote l’existence d’un culte rendu au soleil, car il en est la stylisation.”    

 

(in: VA, 05/09/1986)

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22:25 Écrit par Justitia et Veritas dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |